Jai accusé la nuit, parce quelle était noire
de mavoir obscurci, poussé au désespoir.
Séduit par ta lumière, je me suis laissé prendre
Me chauffer à ta flamme, je nai pu me défendre.
Jai accablé le vent, car il était trop fort,
de mavoir dévié, poussé contre ton corps.
Collé à celui-ci, incapable de rompre
le contact avec toi, de peur de tout corrompre.
Jai accusé la vie, parce quelle était dure,
mattirant vers ton nid pour soigner mes blessures.
Et de tes doigts agiles, ta grande expérience
tira enfin de moi toutes ces souffrances.
Jai blâmé ce matin dêtre venu si vite
se glisser en nos draps, sans quon ne ly invite.
Nous séparant de corps, mais ne sachant dénouer
ces liens que nos deux curs unis se sont avoués.
Mais de cela mon cur est le seul coupable
Il na que ton sourire comme excuse valable