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Et le vent emporta les tous derniers murmures Plus aucun son ne passe limpénétrable mur Ne restent ouvertes que les portes de lindifférence Dans ce monde plongé dans un obscur silence
Pas un bruit, pas un mot à lire sur tes lèvres Le mutisme présent a même éteint la fièvre Qui savait aux éclats faire rire tes yeux Maintenant ton regard ne sait plus dire qu« Adieu »
Quel douteux incident a donc tari la source ? Qui empêche ta voix de reprendre sa course ? Lémotion du moment a-t-elle figé les mots ? Ne faut-il pas quils sortent pour guérir tous ces maux ?
Même ton cur blessé ne bat plus quà voix basse Pour étouffer tes troubles, te forge une cuirasse. Le mur de ton silence je voudrais tant détruire Pour à nouveau entendre le cristal de tes rires
Le velours de ta voix et les soyeux frottements Doux raffut que génèrent les corps de deux amants
Chuchotements glissés au creux de son oreille Qui chasseront laphasie et sonneront son réveil
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