Jai trop fermé les yeux, je ne voulais pas voir
Les lumières de la vie, couleurs du désespoir.
Derrière mes mains serrées, je me cachais du monde
Ignorant dans mon coin le tonnerre qui gronde.
Jai bouché mes oreilles, je ne voulais entendre
Les appels de ces curs qui ne savent plus quattendre.
Les cris damour perdus, ne trouvant un tympan
À venir faire vibrer, sombrant dans le néant.
Jai bâillonné ma bouche, ne voulant plus rien dire,
Ne voulant plus crier, ne voulant plus gémir.
Me privant de sourire, et aussi de baiser
Ne pouvant de mes lèvres dautres lèvres caresser.
Je misolais du monde, voulant être invisible,
Croyant quêtre caché, cétait être invincible.
Quand un jour une odeur, une caresse, un frôlement,
Me sortit de lerreur, mit fin à mes tourments.
Jai ré ouvert les yeux, jai vu un nouveau jour,
Jai entendu ta voix, non, je nétais plus sourd.
Et tel ces marins guidés par les sirènes
Vers tes côtes accueillantes, là où ta main mentraîne
Je me suis échoué, naufragé solitaire
Et ensemble nous goûtons aux plaisirs de cette terre.
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