Dans le creux de ton cou, là où naît ton épaule
je viens poser mes lèvres, et tendrement tu miaules
Mais qui dit que parfois, quand la journée expire,
je ne sens pas en moi des envies de vampire ?
Mes lèvres sur ta peau, goûtant à ta douceur ;
dans nos corps se conjuguent des montées de chaleurs,
et je sens naître en moi un soudain appétit :
faire avec toi festin, entre autres facéties
Alléchante blancheur des courbes de ta gorge,
pâleur immaculée, mon désir qui se forge,
mais je ne veux laisser, là sur ta peau diaphane,
la marque de mes crocs : sacrilège profane
Pour pouvoir résister à mes sombres pulsions,
je men vais les noyer dans un flot de passions :
tout au long de ton dos laisse glisser mes lèvres,
je descend peu à peu, faisant monter la fièvre.
Enfin ma bouche se pose dans le creux de tes reins :
loin de la tentation, je redeviens serein.
Mais tu te tournes alors, et te colles contre moi.
Je dois serrer les dents pour calmer mes émois
Tu te loves sur mon corps, en une pose féminine,
quand, au creux de mon cou, je ressens tes canines