Caravane de mots, dans le désert de mes pensées,
qui peuvent rassurer, aussi bien que blesser,
divaguant sans aucun but. Et le vent qui efface
derrière elle dans le sable du passé les traces.
Car les paroles senvolent, mais peuvent de leurs ailes
vous gifler en pleine face
Humiliation mortelle
Parfois la caravane sécarte de sa route
et sème derrière elle dans les esprits le doute.
On ne sait toujours dire pourquoi les mots ségarent
et pour les rattraper, il est souvent trop tard.
Ces piques une fois lancées vont venir se planter
dans les nuds de lamitié, étiolant sa santé,
Endommageant le lien, qui ne pourra toujours guérir.
Et si la corde lâche, tout peut un jour finir
Caravane de mots, qui marche et se propage
Au fil de ma pensée, comme on tourne les pages.
Mais les feuilles sont vierges, il me faut tout récrire
Pour pouvoir à nouveau dessiner ton sourire
quune horde de mots cruels et imbéciles
aura fait disparaître de façon malhabile
Jaimerais tant à nouveau pouvoir éclairer ton visage
Il me faut pour cela des mots trouver le bon usage.
Caravane de mots, prise dans les sables émouvants,
quand dans ma gorge se coincent les syllabes, trop souvent.
Plus rien ne peut sortir, et je reste sans voix,
mutisme provisoire, provenant de lémoi.
Trop de mots qui affluent, embouteillage verbal
Pour ne donner en toute issue quun cafouillis vocal
dont sextirperont avec peine quelques phonèmes compréhensibles.
Conversation à la limite de limpossible
Caravane de mots, dont le dernier est un adieu