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Sombre nuit, dépourvue de la moindre lueur Lune drapée de brume, les étoiles sont en grève Fixant l'obscurité, j'écoute battre mon coeur Et à côté de moi, je t'installe pour mon rêve
Dans la tiédeur de la nuit, dévêtue, assoupie, Doux reflets sur la peau de ton corps nu alangui D'une pâleur opaline, satinée, laiteuse Allongée sur le ventre en une pose langoureuse
Se posant sur ta nuque, j'imagine ma main, que je laisse glisser entre tes épaules, descendre jusqu'au creux de tes reins Et je lutte pour en garder le contrôle...
Là tu t'éveilles et me souris, lentement tu te tournes vers moi me faisant découvrir, ébahi les secrets que tu gardais pas devers toi
De ces nouveaux territoires ma main s'enhardissant parcoure les contrées hospitalières jusqu'à l'aurore, au matin renaissant où tu t'évanouiras, emportée par la lumière
En doux rêve éveillé, fille de l'obscurité tu occupas ma nuit, trompant mon insomnie Réveillant le désir que j'avais oublié Me rappelant surtout, que toujours, je vis.
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