Deux jours sans me raser : jabandonne la douceur.
Peu mimporte que mes joues affichent une rêche noirceur
car aucune tendre main ne va les parcourir,
je ne minquiète pas dassombrir mes sourires
Je nai goût au rasoir sans promesse de caresses
et accorde à ma peau du repos, par paresse ;
espérant que ces marques de ma virilité
puisse réveiller lenvie de douces futilités
car si certaines réclament à tout prix une peau lisse,
il en est qui préfèrent un derme qui trop ne glisse,
cette fière rugosité naturelle à tant d'hommes
trait distinct que parfois il faut bien que l'on gomme
pour leur paraître plus doux, pour leur sembler plus sage,
à leurs yeux réussir l'examen de passage
nous permettant peut être un jour, à notre tour
de tester chez ces dames la douceur des contours...
...
M'arrive un doux message, rendez-vous pour ce soir :
sans tarder il me faut réveiller mon rasoir...