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19 Mai 2012, St Yves

De ma main et de mon coeur

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Dans ce blog, vous allez trouver :

  • mes poèmes,
  • mes chansons (si si, j'en ai écrit 3 ou 4, mais je ne pourrais pas mettre toujours la musique, parce que parfois elle n'est que dans ma tête, et que je ne réussi pas à la retranscrire...)
  • mes textes (pas beaucoup, 2 ou 3 ...)
Tout cela a été écrit de ma main, hier ou il y a 10 jours, 10 semaines, 10 mois, voir 10 ans (je vais même jusqu'à 25 ans...)


Je vais illustrer chacun d'une image, souvent empruntée sur le net (oui oui, je sais, ce n'est pas bien
) et modifiée par mes soins... pour la mettre à la couleur de mon texte. Car des couleurs, il en sera souvent question ici, pour nous sortir du gris.


Bonne lecture à tous...




 

Mises à jour

Annuaires... Article 16/07/2006

Couples

 

Ils marchaient dans la rue, se tenant par la main
comme je faisais, enfant, ignorant tout du lendemain
avec celle qui, c’était sur, serait un jour ma femme !
Mais la vie, comme souvent, a changé de programme

 Ils marchent dans la rue : eux ne sont plus enfants
mais cela ne les dérange pas : le contact est réchauffant
pour les doigts, pour le coeur... A l'autre on se raccroche
et en cas de frisson, de lui on se rapproche...

Main dans la main, ensemble, ils promènent leur vie
qu’importe qu’on les jalouses ; tant mieux qu’on les envie
Arborant là le lien qui les unit toujours ,
montrant au monde qu’il n’y a pas de limite à l’amour…

 Ce n’est qu’un simple couple, allant la même allure,
libérés de tous doutes par leur amour mature.
Ce n’est qu’un simple couple que rien ne peut dissoudre :
mystère de la nature ? Une énigme à résoudre…

Tags associés : Couples

J'kaz !
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Dimanche 20 Mars 2011Poster un commentaire
 
Le site d'une amie, Réflexologue à Brest. J'ai participé à la création de ce site, c'est pour cela qu'il est ici...
 
 
Nadine Bégoc, Réflexologue qui vous accueille dans son cabinet brestois

Tags associés : reflexologie, brest

J'kaz !
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Vendredi 08 Octobre 2010Poster un commentaire

 

  

Tel un bateau échoué

    abandonné sur la rive

Restant des marées le jouet

    sans trop savoir ce qui arrive

à sa carcasse cabossées

    à sa coque ouverte aux voies d'eaux

Laissant la mer le désosser

    et l'espoir s'enfuir crescendo.

 

Le corps las et délaissé

    posé sur le bord de la vie

par les coups durs meurtri, blessé,

    plein de désirs inassouvis

Va-t-il se laisser entraîner

    par quelques vagues aventureuses

ou fuir de façon effrené

    cette mer qu'on croit toujours houleuse.

 

Parfois au gré de ses marées

    le reflux mène jusqu'à la coque

quelques fragments bien séparés

    souvenirs d'une ancienne époque :

là une planche, une voile, un mat,

    des tout, des rien à rassembler

pour qu'il reparte sous d'autres climats

    vaillant, vivant, sans plus trembler.

 

Parfois au gré de ses rencontres

    croisera des voix, des mots, des yeux

capable de lire ce que ne montre

    ce corps au regrets silencieux

capable aussi de rebâtir

    un frêle esquif ou un paquebot

qui permettra de repartir

    en arborant ce fier flambeau

 

Pour reconstruire ses armatures

    saura-t-il être quelques armateurs ?

Y aura-t-il quelques âmes matures

    de ses plaisirs bel amateur ?

Inutile de passer les mers :

    l'espoir est parfois à sa porte

prêt à gommer les temps amers

    et pour le futur faire escorte...

 

 

©copyright JMA

Tags associés : Echouage

J'kaz !
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Lundi 27 Avril 20091 commentaire(s)

   A Virginie, en souvenir...

Las mon coeur ne bat plus que pour rythmer la peine
usant pour m'envahir du lacis de mes veines.
Chaque battement ne propulse au sein de ce dédale
qu'une bordée de mal-être au profil de vandale.
Lui qui sût m'irriguer, par voie de mes artères,
de ces passions hurlantes que la vie a fait taire.
Lui qui sût m'affoler, battant si vivement
lorsque nous fusionnions nos plaisirs fous d'amants...
 
Mes mains n'attrapent plus que des poignées de vide
qui ne sauraient suffire à me repaître, avide
que j'étais de ta peau, où poser mes caresses,
que j'étais de ton corps, à couvrir de tendresse.
Et ce rien que je tiens assèche mes sentiments,
me vide de mes envies, laissant place aux tourments.
Mes doigts qui s'engourdissent sauront-ils reconnaître
le plaisir du contact qu'un amour a fait naître ?
 
Ma bouche ne s'ouvre plus que pour dire mon mutisme :
les mots ne peuvent sortir, bloqués par l'ascétisme.
Mes lèvres n'embrassent plus de peur d'humeurs amères;
elles qui surent se poser en places qui t'enflammèrent.
Ma langue ne me sert plus qu'à goûter l'amertume
quand elle a tant aimé dévoyer tes coutumes.
Mes dents ne peuvent plus que me mordre les lèvres;
elles qui, de douces morsures, faisaient monter la fièvre...
 
Las mon corps ne va plus, ne trouvant de raison
à espérer qu'un jour revienne la belle saison...

 

©copyright JMA

Tags associés : Separation

J'kaz !
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Vendredi 05 Septembre 20081 commentaire(s)

Petit texte en vers que j'ai écrit pour participer à un concours dont le thème était "Légèreté", en 1000 mots... pas beaucoup de succès au concours, mais le texte me plaisait, alors je le pose ici

Une lourde table en chêne, dans un jardin public.
Un homme vient s'asseoir là. Il tient une blanche feuille:
la pose sur le bois et la regarde, stoïque...
Veut y mettre ses amours dont il a pris le deuil.

Se prend la tête entre les mains. Par où va-t-il donc commencer ?
Ferme les yeux, à la recherche des parcelles de ses souvenirs.
Il en oublie la feuille, perdu dans ses pensées :
Ce travail est ardu... Va-t-il y parvenir ?

Et la brise légère soulève la feuille blanche
qui glisse silencieusement entre les coudes de l'homme
pour parvenir au bout de cette longue planche,
zigzaguant au passage entre crayon et gomme.

Là, riche de son élan, elle va prendre son envol,
et la brise l'accompagne, l'entraînant vers un banc
Une jeune femme y est assise : l'attrape en plein vol,
semble lire le message invisible, posé sur le papier blanc.
Elle est à peine entrée dans l'adolescence :
dans un coin de la feuille, pose ses douces lèvres
puis relâche sa prise, saisie par la violence
de ce premier baiser, dont elle gardera la fièvre...

La feuille, maintenant marquée de cet ovale rouge,
reprend vite son envol, pour aller virevolter
autour d'autres jeunes femmes et, avant qu'elles ne bougent,
se coller à leurs lèvres, en une fougue survoltée...
Aucune bouche ne la repousse,
aucune dent ne veut la mordre,
aucune voix n'appelle à la rescousse,
aucune main ne cherche à la tordre...
Puis, fière de ses exploits, elle décolle à nouveau
mais semble rechercher maintenant autre chose,
des émotions plus fortes, à un autre niveau
que les simples baisers que ces lèvres proposent.

La feuille, transportée par un vent plus audacieux,
s'en va tournoyer au dessus de l'herbe tendre :
Là, alanguie : une femme, au regard délicieux,
et dont les yeux indiquent qu'il ne faut plus attendre...
Alors la feuille fougueuse se colle contre ce corps :
contact intime, le papier suit les formes souples
et les courbes accortes, toujours avec l'accord
de sa douce compagne d'un temporaire couple.
Et le papier s'embrase de cette ardente fusion !
Mais le vent de la vie en éteindra les flammes,
séparera le couple après leur tendre union
et la feuille qui repart maintenant vers d'autres femmes...

Contre combien de corps se sera-t-elle frottée ?
Et de combien d’étreintes se sera-t-elle enfuie ?
Pourquoi se sauve-t-elle toujours d’un autre côté
quand on veut la reprendre pour une nouvelle nuit ?
La feuille veut rester libre, voler au grès des vents :
Que seule la girouette décide de ses rencontres !
Et que le moindre souffle l’enlève, dérivant,
jusqu’à un nouveau corps, pour se coller tout contre…

Toujours assis seul à la table, et les yeux clos,
à la recherche, dans sa mémoire, de quelques traces
d’un simple amour, plus qu’une passade, qui sorte du lot
des aventures, trop vite passées, sans prendre de place…
L’homme se souvient alors : comment s’appelait-elle ?
Un si joli sourire, un si tendre minois.
auprès de cette femme, a replié ses ailes
Mais le vent de la vie le surveillait, sournois…

La feuille va se poser auprès de cette jeune femme
assise un peu plus loin, sur un banc, sagement,
son regard bleu marine, empli de vague à l’âme
laisse à tous deviner l’ampleur de ses tourments.
Elle attend son amour, veut réchauffer son cœur
refroidi et blessé par de viles expériences,
retenter l'aventure, et en sortir vainqueur;
mais, envers tous les hommes, développe une méfiance...
La feuille, à ses côtés, va se faire aguicheuse :
d'abord, dans ses yeux bleus, veut éponger les larmes,
écarter de sa tête toutes idées pernicieuse
pour enfin, peu à peu, lui faire baisser les armes :
que ses lèvres, à nouveau, dessinent des sourires,
que, de ses yeux d'azur, s'évacuent les brumes grises
et que ses jambes retrouvent une envie de courir
après cette feuille qui passe, transportée par la brise...
Quand elle l'attrape enfin, en contemple la surface
qui lui parait si blanche, si vierge en apparence
mais elle croit remarquer des traces qui s'effacent :
cherche au sein du papier, et de sa transparence.
Elle découvre là les marques que d'autres ont laissées
tout au long de la feuille, témoignages silencieux.
Alors repose la feuille, et s'en retourne, blessée.
Les nuages, à nouveau, viennent assombrir ses cieux...
Mais la feuille voudrait tant qu’elle la reprenne, encore :
espère un ouragan, qui la collerait contre elle ;
mais le flot de ses larmes éloigne de ce corps
ce radeau de papier qui a perdu ses ailes,
et ne peut remonter ce courant qui l'écarte.
Elle voudrait tant lui dire que pour elle, elle changera,
se pliera à ses voeux : tous ! Pour ne pas qu'elle parte...
Lissera sa blancheur, jamais ne se froissera...
Alors la femme y croit : vient reprendre la feuille
par un coin, prudemment, toujours prête à lâcher
à la moindre incartade, prête à franchir le seuil
sans appel s'en aller, à tout jamais fâchée...
Mais comment résister même au plus doux zéphyr
qui, sans difficulté, fit plier la fine page:
toutes les promesses du monde n'auraient pas pu suffire
à faire croire qu'il n'y aurait jamais d'autre dérapage...
La femme relâche la feuille, sitôt prise par les vents,
pour s'enfuir de ce parc, sans espoir de retour.
Le papier tente, en vain, un ballet émouvant :
l'éplorée disparaît, sans faire aucun détour...

Alors la feuille déçue s'en va vers la fontaine.
Dans les eaux translucides, décide de se noyer
mais le vent de la vie séchera vite ses peines
et vers d'autres jeunes femmes, l'enverra tournoyer...

Puis la feuille s'en retourne à son propriétaire :
toujours silencieusement, se repose sur la table...
elle a bien retrouver toute sa blancheur austère
sans garder aucune trace des amours regrettables.
L’homme rouvre enfin les yeux lorsque décroît le jour.
Entre ses coudes, la feuille, d’une blancheur livide,
reflétant, dans sa vie, le poids de ses amours,
Seul, au milieu d’un parc désespérément vide…

©copyright JMA

Tags associés : Legerete

J'kaz !
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Mardi 08 Juillet 20081 commentaire(s)
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