mes chansons (si si, j'en ai écrit 3 ou 4, mais je ne pourrais pas mettre toujours la musique, parce que parfois elle n'est que dans ma tête, et que je ne réussi pas à la retranscrire...)
mes textes (pas beaucoup, 2 ou 3 ...)
Tout cela a été écrit de ma main, hier ou il y a 10 jours, 10 semaines, 10 mois, voir 10 ans (je vais même jusqu'à 25 ans...)
Je vais illustrer chacun d'une image, souvent empruntée sur le net (oui oui, je sais, ce n'est pas bien ) et modifiée par mes soins... pour la mettre à la couleur de mon texte. Car des couleurs, il en sera souvent question ici, pour nous sortir du gris.
Ils marchaient dans la rue, se tenant par la main
comme je faisais, enfant, ignorant tout du lendemain
avec celle qui, c’était sur, serait un jour ma femme !
Mais la vie, comme souvent, a changé de programme
Ils marchent dans la rue : eux ne sont plus enfants
mais cela ne les dérange pas : le contact est réchauffant
pour les doigts, pour le coeur... A l'autre on se raccroche
et en cas de frisson, de lui on se rapproche...
Main dans la main, ensemble, ils promènent leur vie qu’importe qu’on les jalouses ; tant mieux qu’on les envie Arborant là le lien qui les unit toujours , montrant au monde qu’il n’y a pas de limite à l’amour…
Ce n’est qu’un simple couple, allant la même allure, libérés de tous doutes par leur amour mature. Ce n’est qu’un simple couple que rien ne peut dissoudre : mystère de la nature ? Une énigme à résoudre…
Las mon coeur ne bat plus que pour rythmer la peine usant pour m'envahir du lacis de mes veines. Chaque battement ne propulse au sein de ce dédale qu'une bordée de mal-être au profil de vandale. Lui qui sût m'irriguer, par voie de mes artères, de ces passions hurlantes que la vie a fait taire. Lui qui sût m'affoler, battant si vivement lorsque nous fusionnions nos plaisirs fous d'amants...
Mes mains n'attrapent plus que des poignées de vide qui ne sauraient suffire à me repaître, avide que j'étais de ta peau, où poser mes caresses, que j'étais de ton corps, à couvrir de tendresse. Et ce rien que je tiens assèche mes sentiments, me vide de mes envies, laissant place aux tourments. Mes doigts qui s'engourdissent sauront-ils reconnaître le plaisir du contact qu'un amour a fait naître ?
Ma bouche ne s'ouvre plus que pour dire mon mutisme : les mots ne peuvent sortir, bloqués par l'ascétisme. Mes lèvres n'embrassent plus de peur d'humeurs amères; elles qui surent se poser en places qui t'enflammèrent. Ma langue ne me sert plus qu'à goûter l'amertume quand elle a tant aimé dévoyer tes coutumes. Mes dents ne peuvent plus que me mordre les lèvres; elles qui, de douces morsures, faisaient monter la fièvre...
Las mon corps ne va plus, ne trouvant de raison à espérer qu'un jour revienne la belle saison...
Petit texte en vers que j'ai écrit pour participer à un concours dont le thème était "Légèreté", en 1000 mots... pas beaucoup de succès au concours, mais le texte me plaisait, alors je le pose ici
Une lourde table en chêne, dans un jardin public. Un homme vient s'asseoir là. Il tient une blanche feuille: la pose sur le bois et la regarde, stoïque... Veut y mettre ses amours dont il a pris le deuil.
Se prend la tête entre les mains. Par où va-t-il donc commencer ? Ferme les yeux, à la recherche des parcelles de ses souvenirs. Il en oublie la feuille, perdu dans ses pensées : Ce travail est ardu... Va-t-il y parvenir ?
Et la brise légère soulève la feuille blanche qui glisse silencieusement entre les coudes de l'homme pour parvenir au bout de cette longue planche, zigzaguant au passage entre crayon et gomme.
Là, riche de son élan, elle va prendre son envol, et la brise l'accompagne, l'entraînant vers un banc Une jeune femme y est assise : l'attrape en plein vol, semble lire le message invisible, posé sur le papier blanc. Elle est à peine entrée dans l'adolescence : dans un coin de la feuille, pose ses douces lèvres puis relâche sa prise, saisie par la violence de ce premier baiser, dont elle gardera la fièvre...
La feuille, maintenant marquée de cet ovale rouge, reprend vite son envol, pour aller virevolter autour d'autres jeunes femmes et, avant qu'elles ne bougent, se coller à leurs lèvres, en une fougue survoltée... Aucune bouche ne la repousse, aucune dent ne veut la mordre, aucune voix n'appelle à la rescousse, aucune main ne cherche à la tordre... Puis, fière de ses exploits, elle décolle à nouveau mais semble rechercher maintenant autre chose, des émotions plus fortes, à un autre niveau que les simples baisers que ces lèvres proposent.
La feuille, transportée par un vent plus audacieux, s'en va tournoyer au dessus de l'herbe tendre : Là, alanguie : une femme, au regard délicieux, et dont les yeux indiquent qu'il ne faut plus attendre... Alors la feuille fougueuse se colle contre ce corps : contact intime, le papier suit les formes souples et les courbes accortes, toujours avec l'accord de sa douce compagne d'un temporaire couple. Et le papier s'embrase de cette ardente fusion ! Mais le vent de la vie en éteindra les flammes, séparera le couple après leur tendre union et la feuille qui repart maintenant vers d'autres femmes...
Contre combien de corps se sera-t-elle frottée ? Et de combien détreintes se sera-t-elle enfuie ? Pourquoi se sauve-t-elle toujours dun autre côté quand on veut la reprendre pour une nouvelle nuit ? La feuille veut rester libre, voler au grès des vents : Que seule la girouette décide de ses rencontres ! Et que le moindre souffle lenlève, dérivant, jusquà un nouveau corps, pour se coller tout contre
Toujours assis seul à la table, et les yeux clos, à la recherche, dans sa mémoire, de quelques traces dun simple amour, plus quune passade, qui sorte du lot des aventures, trop vite passées, sans prendre de place Lhomme se souvient alors : comment sappelait-elle ? Un si joli sourire, un si tendre minois. auprès de cette femme, a replié ses ailes Mais le vent de la vie le surveillait, sournois
La feuille va se poser auprès de cette jeune femme assise un peu plus loin, sur un banc, sagement, son regard bleu marine, empli de vague à lâme laisse à tous deviner lampleur de ses tourments. Elle attend son amour, veut réchauffer son cur refroidi et blessé par de viles expériences, retenter l'aventure, et en sortir vainqueur; mais, envers tous les hommes, développe une méfiance... La feuille, à ses côtés, va se faire aguicheuse : d'abord, dans ses yeux bleus, veut éponger les larmes, écarter de sa tête toutes idées pernicieuse pour enfin, peu à peu, lui faire baisser les armes : que ses lèvres, à nouveau, dessinent des sourires, que, de ses yeux d'azur, s'évacuent les brumes grises et que ses jambes retrouvent une envie de courir après cette feuille qui passe, transportée par la brise... Quand elle l'attrape enfin, en contemple la surface qui lui parait si blanche, si vierge en apparence mais elle croit remarquer des traces qui s'effacent : cherche au sein du papier, et de sa transparence. Elle découvre là les marques que d'autres ont laissées tout au long de la feuille, témoignages silencieux. Alors repose la feuille, et s'en retourne, blessée. Les nuages, à nouveau, viennent assombrir ses cieux... Mais la feuille voudrait tant quelle la reprenne, encore : espère un ouragan, qui la collerait contre elle ; mais le flot de ses larmes éloigne de ce corps ce radeau de papier qui a perdu ses ailes, et ne peut remonter ce courant qui l'écarte. Elle voudrait tant lui dire que pour elle, elle changera, se pliera à ses voeux : tous ! Pour ne pas qu'elle parte... Lissera sa blancheur, jamais ne se froissera... Alors la femme y croit : vient reprendre la feuille par un coin, prudemment, toujours prête à lâcher à la moindre incartade, prête à franchir le seuil sans appel s'en aller, à tout jamais fâchée... Mais comment résister même au plus doux zéphyr qui, sans difficulté, fit plier la fine page: toutes les promesses du monde n'auraient pas pu suffire à faire croire qu'il n'y aurait jamais d'autre dérapage... La femme relâche la feuille, sitôt prise par les vents, pour s'enfuir de ce parc, sans espoir de retour. Le papier tente, en vain, un ballet émouvant : l'éplorée disparaît, sans faire aucun détour...
Alors la feuille déçue s'en va vers la fontaine. Dans les eaux translucides, décide de se noyer mais le vent de la vie séchera vite ses peines et vers d'autres jeunes femmes, l'enverra tournoyer...
Puis la feuille s'en retourne à son propriétaire : toujours silencieusement, se repose sur la table... elle a bien retrouver toute sa blancheur austère sans garder aucune trace des amours regrettables. Lhomme rouvre enfin les yeux lorsque décroît le jour. Entre ses coudes, la feuille, dune blancheur livide, reflétant, dans sa vie, le poids de ses amours, Seul, au milieu dun parc désespérément vide