mes chansons (si si, j'en ai écrit 3 ou 4, mais je ne pourrais pas mettre toujours la musique, parce que parfois elle n'est que dans ma tête, et que je ne réussi pas à la retranscrire...)
mes textes (pas beaucoup, 2 ou 3 ...)
Tout cela a été écrit de ma main, hier ou il y a 10 jours, 10 semaines, 10 mois, voir 10 ans (je vais même jusqu'à 25 ans...)
Je vais illustrer chacun d'une image, souvent empruntée sur le net (oui oui, je sais, ce n'est pas bien ) et modifiée par mes soins... pour la mettre à la couleur de mon texte. Car des couleurs, il en sera souvent question ici, pour nous sortir du gris.
Las mon coeur ne bat plus que pour rythmer la peine usant pour m'envahir du lacis de mes veines. Chaque battement ne propulse au sein de ce dédale qu'une bordée de mal-être au profil de vandale. Lui qui sût m'irriguer, par voie de mes artères, de ces passions hurlantes que la vie a fait taire. Lui qui sût m'affoler, battant si vivement lorsque nous fusionnions nos plaisirs fous d'amants...
Mes mains n'attrapent plus que des poignées de vide qui ne sauraient suffire à me repaître, avide que j'étais de ta peau, où poser mes caresses, que j'étais de ton corps, à couvrir de tendresse. Et ce rien que je tiens assèche mes sentiments, me vide de mes envies, laissant place aux tourments. Mes doigts qui s'engourdissent sauront-ils reconnaître le plaisir du contact qu'un amour a fait naître ?
Ma bouche ne s'ouvre plus que pour dire mon mutisme : les mots ne peuvent sortir, bloqués par l'ascétisme. Mes lèvres n'embrassent plus de peur d'humeurs amères; elles qui surent se poser en places qui t'enflammèrent. Ma langue ne me sert plus qu'à goûter l'amertume quand elle a tant aimé dévoyer tes coutumes. Mes dents ne peuvent plus que me mordre les lèvres; elles qui, de douces morsures, faisaient monter la fièvre...
Las mon corps ne va plus, ne trouvant de raison à espérer qu'un jour revienne la belle saison...
Petit texte en vers que j'ai écrit pour participer à un concours dont le thème était "Légèreté", en 1000 mots... pas beaucoup de succès au concours, mais le texte me plaisait, alors je le pose ici
Une lourde table en chêne, dans un jardin public. Un homme vient s'asseoir là. Il tient une blanche feuille: la pose sur le bois et la regarde, stoïque... Veut y mettre ses amours dont il a pris le deuil.
Se prend la tête entre les mains. Par où va-t-il donc commencer ? Ferme les yeux, à la recherche des parcelles de ses souvenirs. Il en oublie la feuille, perdu dans ses pensées : Ce travail est ardu... Va-t-il y parvenir ?
Et la brise légère soulève la feuille blanche qui glisse silencieusement entre les coudes de l'homme pour parvenir au bout de cette longue planche, zigzaguant au passage entre crayon et gomme.
Là, riche de son élan, elle va prendre son envol, et la brise l'accompagne, l'entraînant vers un banc Une jeune femme y est assise : l'attrape en plein vol, semble lire le message invisible, posé sur le papier blanc. Elle est à peine entrée dans l'adolescence : dans un coin de la feuille, pose ses douces lèvres puis relâche sa prise, saisie par la violence de ce premier baiser, dont elle gardera la fièvre...
La feuille, maintenant marquée de cet ovale rouge, reprend vite son envol, pour aller virevolter autour d'autres jeunes femmes et, avant qu'elles ne bougent, se coller à leurs lèvres, en une fougue survoltée... Aucune bouche ne la repousse, aucune dent ne veut la mordre, aucune voix n'appelle à la rescousse, aucune main ne cherche à la tordre... Puis, fière de ses exploits, elle décolle à nouveau mais semble rechercher maintenant autre chose, des émotions plus fortes, à un autre niveau que les simples baisers que ces lèvres proposent.
La feuille, transportée par un vent plus audacieux, s'en va tournoyer au dessus de l'herbe tendre : Là, alanguie : une femme, au regard délicieux, et dont les yeux indiquent qu'il ne faut plus attendre... Alors la feuille fougueuse se colle contre ce corps : contact intime, le papier suit les formes souples et les courbes accortes, toujours avec l'accord de sa douce compagne d'un temporaire couple. Et le papier s'embrase de cette ardente fusion ! Mais le vent de la vie en éteindra les flammes, séparera le couple après leur tendre union et la feuille qui repart maintenant vers d'autres femmes...
Contre combien de corps se sera-t-elle frottée ? Et de combien d’étreintes se sera-t-elle enfuie ? Pourquoi se sauve-t-elle toujours d’un autre côté quand on veut la reprendre pour une nouvelle nuit ? La feuille veut rester libre, voler au grès des vents : Que seule la girouette décide de ses rencontres ! Et que le moindre souffle l’enlève, dérivant, jusqu’à un nouveau corps, pour se coller tout contre…
Toujours assis seul à la table, et les yeux clos, à la recherche, dans sa mémoire, de quelques traces d’un simple amour, plus qu’une passade, qui sorte du lot des aventures, trop vite passées, sans prendre de place… L’homme se souvient alors : comment s’appelait-elle ? Un si joli sourire, un si tendre minois. auprès de cette femme, a replié ses ailes Mais le vent de la vie le surveillait, sournois…
La feuille va se poser auprès de cette jeune femme assise un peu plus loin, sur un banc, sagement, son regard bleu marine, empli de vague à l’âme laisse à tous deviner l’ampleur de ses tourments. Elle attend son amour, veut réchauffer son cœur refroidi et blessé par de viles expériences, retenter l'aventure, et en sortir vainqueur; mais, envers tous les hommes, développe une méfiance... La feuille, à ses côtés, va se faire aguicheuse : d'abord, dans ses yeux bleus, veut éponger les larmes, écarter de sa tête toutes idées pernicieuse pour enfin, peu à peu, lui faire baisser les armes : que ses lèvres, à nouveau, dessinent des sourires, que, de ses yeux d'azur, s'évacuent les brumes grises et que ses jambes retrouvent une envie de courir après cette feuille qui passe, transportée par la brise... Quand elle l'attrape enfin, en contemple la surface qui lui parait si blanche, si vierge en apparence mais elle croit remarquer des traces qui s'effacent : cherche au sein du papier, et de sa transparence. Elle découvre là les marques que d'autres ont laissées tout au long de la feuille, témoignages silencieux. Alors repose la feuille, et s'en retourne, blessée. Les nuages, à nouveau, viennent assombrir ses cieux... Mais la feuille voudrait tant qu’elle la reprenne, encore : espère un ouragan, qui la collerait contre elle ; mais le flot de ses larmes éloigne de ce corps ce radeau de papier qui a perdu ses ailes, et ne peut remonter ce courant qui l'écarte. Elle voudrait tant lui dire que pour elle, elle changera, se pliera à ses voeux : tous ! Pour ne pas qu'elle parte... Lissera sa blancheur, jamais ne se froissera... Alors la femme y croit : vient reprendre la feuille par un coin, prudemment, toujours prête à lâcher à la moindre incartade, prête à franchir le seuil sans appel s'en aller, à tout jamais fâchée... Mais comment résister même au plus doux zéphyr qui, sans difficulté, fit plier la fine page: toutes les promesses du monde n'auraient pas pu suffire à faire croire qu'il n'y aurait jamais d'autre dérapage... La femme relâche la feuille, sitôt prise par les vents, pour s'enfuir de ce parc, sans espoir de retour. Le papier tente, en vain, un ballet émouvant : l'éplorée disparaît, sans faire aucun détour...
Alors la feuille déçue s'en va vers la fontaine. Dans les eaux translucides, décide de se noyer mais le vent de la vie séchera vite ses peines et vers d'autres jeunes femmes, l'enverra tournoyer...
Puis la feuille s'en retourne à son propriétaire : toujours silencieusement, se repose sur la table... elle a bien retrouver toute sa blancheur austère sans garder aucune trace des amours regrettables. L’homme rouvre enfin les yeux lorsque décroît le jour. Entre ses coudes, la feuille, d’une blancheur livide, reflétant, dans sa vie, le poids de ses amours, Seul, au milieu d’un parc désespérément vide…
Deux jours sans me raser : j’abandonne la douceur. Peu m’importe que mes joues affichent une rêche noirceur car aucune tendre main ne va les parcourir, je ne m’inquiète pas d’assombrir mes sourires…
Je n’ai goût au rasoir sans promesse de caresses et accorde à ma peau du repos, par paresse ; espérant que ces marques de ma virilité puisse réveiller l’envie de douces futilités car si certaines réclament à tout prix une peau lisse, il en est qui préfèrent un derme qui trop ne glisse, cette fière rugosité naturelle à tant d'hommes trait distinct que parfois il faut bien que l'on gomme pour leur paraître plus doux, pour leur sembler plus sage, à leurs yeux réussir l'examen de passage nous permettant peut être un jour, à notre tour de tester chez ces dames la douceur des contours... ... M'arrive un doux message, rendez-vous pour ce soir : sans tarder il me faut réveiller mon rasoir...
Encore une chanson qui ne risque pas de me faire passer pour un forcené du travail... il est donc interdit de donner l'adresse de mon blog à mon chef
COUPLET 1 :
J’ai pas l ’courage de commencer ce que j’ pourrai pas terminer avant ce soir, avant demain, avant qu’on n’ vienne m’ donner la main. Moi tout c’ que j’ veux, c’est être tranquille dans mon bureau, pas trop fébrille. Avoir le temps d’ penser à toi j’ demande que ça…
REFRAIN 1 :
Bientôt l’ week-end, faut rester cool ! Faut pas qu’ je traîne, j’évite la foule et la cohue dans les transports… Tout c’ que j’espère, moi, c’est ton corps : pouvoir me coller contre toi et n’ plus bouger, même le p’tit doigt, sauf pour t’offrir quelques caresses j’évite le stress…
COUPLET 2 :
Le téléphone s’ met à sonner. On dirait qu’ j’ suis trop occupé pour décrocher et y répondre ! Qu’elle bonne excuse vais-je leur pondre pour qu’il n’ viennent plus dans mon bureau me parler encore de boulot ? C’ que j’ veux c’est te prendre dans mes bras j’ demande que ça…
REFRAIN 2 :
Bientôt l’ week-end, faut rester zen ! Sans trop m’ stresser, faut pas que j’ traîne si chez toi je veux être à l’heure pour attaquer notre doux bonheur ! Pour cela j’ n’ai jamais de retard et, sans vouloir être vantard, j’ te crois bien pressée toi aussi d’ sauter dans l’ lit…
COUPLET 3 :
Zut, v’ là mon ordi qui s’éteint ; on n’ peux pas dire qu’ j’ sois dans l’ pétrin : je n’ m’en suis pas beaucoup servi, de bosser j’ai pas trop envie… Programmation automatique, extinction quand vient l’heure critique ! L’ordi veut que je rentre chez moi ! C’est cela je crois…
REFRAIN 3 :
[ Sifflement ] + bis avec Refrain 2
COUPLET 4 :
Le chef est au bout du couloir. Il vient vers moi… Il d’vrait savoir qu’ le déjeuner du vendredi on l’ digère tout l’après-midi et qu’ mon pauvre petit estomac le stress à ces heures, il n’aime pas ! Ce soir tu seras mon dessert, c’est nécessaire…
REFRAIN 4 :
Bientôt l’ week-end, deux petits jours : en profiter pour faire l’amour tout en douceur, tout en caresses, tout en paresses… Et si ce n’est pas assez long, on jouera les prolongations… RTT : Rester Tranquillement à t’ Titiller… RTT : Rêver Tendrement à Tes côtés…
Il s'appelle "(In)quiétude" : pas besoin de commentaires sur ce titre
55 poèmes, quelques un sont ici sur le blog... mais sur papier, c'est toujours autre chose
Si vous êtes intéressé(e)s pour vous le procurer, il est disponible sur le site de l'éditeur, Les éditions du Panthéons(actuellement dans la rubrique "nouveautés")